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Hommage au salon AKAA 10 Décembre 2017

AKAA a rendu  hommage à l’artiste sénégalais Ousmane Sow, lors de sa seconde édition qui s’est tenue  à Paris au Carreau du Temple du 9 au 12 novembre 2017.

Avec le soutien d’Eiffage Sénégal, AKAA a dédié à l’artiste un espace où étaient présentées une œuvre inédite, Le Nouba qui se maquille, deux bronzes de la série intitulée Nouba ainsi que des photos signées Béatrice Soulé.

Capture d’écran 2017-11-01 à 23.39.00APPEL A LA LUTTE FINIECapture d’écran 2017-01-23 à 19.12.51NOUBA COUCHE

Deux films qu’elle a réalisés sur l’artiste ont été projetés   à l’auditorium du Carreau du Temple à l’occasion d’une table ronde animée par l’historienne d’art Françoise Monnin.
Dans ces films tournés en 1986 et en 1999, intitulés « Ousmane Sow » et « Ousmane Sow, le soleil en face », on trouve l’intégralité de la création de l’artiste jusqu’à son exposition sur le Pont des Arts dont l’aventure y est relatée.

« Avec l’irruption de ses Nouba au milieu des années 80, Ousmane Sow replace l’âme au corps de la sculpture, et l’Afrique au cœur de l’Europe ».

Tout est dit dans ces mots d’Emmanuel Daydé, co­commissaire, avec Béatrice Soulé, de l’exposition d’Ousmane Sow sur le Pont des Arts.

Aussi courte que fulgurante fut en effet la carrière de cet artiste qui sculpta sa vie durant, mais n’accepta de montrer ses œuvres qu’à l’âge de cinquante ans : la série intitulée Nouba, fruits matures d’un passé anonyme et secret.

Présentés en 1987 au Centre Culturel Français de Dakar, le Nouba assis et le Nouba debout ont été exposés dès 1992 à la Documenta de Kassel, et en 1995 à la Biennale de Venise.
Le Nouba qui se maquille, vendu par l’artiste en 1984, lui avait échappé.
Ousmane Sow eut le bonheur d’apprendre, peu avant son décès, que cette pièce avait été rachetée par un de ses amis lors d’une vente aux enchères à New York.
C’est seulement dix ans plus tard qu’il entreprit la création de la série Petits Nouba dont deux

pièces sont ici exposées : le Nouba couché et le Couple de lutteurs corps à corps.

S’attachant à représenter l’homme, l’artiste travaille par séries et s’intéresse aux ethnies d’Afrique puis d’Amérique.
En 1999, sur le Pont des Arts, entre le Louvre et la Coupole, s’installent en majesté ses

séries africaines (Nouba, Zoulou, Masaï et Peul) mais aussi la Bataille de Little Big Horn qui vient de naître. Comment Ousmane Sow aurait­il pu imaginer alors, que quatorze ans plus tard, il traverserait le Quai Conti pour faire son entrée à l’Académie des Beaux­Arts et serait le premier homme noir à entrer dans cette institution ?

A Dakar, la « Maison Ousmane Sow » que l’artiste a conçue comme une œuvre à part entière, accueillera bientôt ses œuvres. Elle sera inaugurée en mai 2018, lors de la prochaine Biennale de Dakar, avec l’aide précieuse de Gérard Senac, son plus fidèle ami, président de Eiffage Sénégal, qui apporta son soutien à l’artiste tout au long de sa carrière depuis l’exposition organisée à Dakar en avant première de celle du Pont des Arts.